A la fonte des neiges, que les eaux montent dans le village,

La Tille se gonfle et s’en va rejoindre l’eau du moulin,

Furieuse qu’elle est, elle emporte tout sur son passage,

Inondant et délogeant subitement ses plus proches riverains.

« Année 1956  on n’avait pas vu ça depuis 1910 ! »

Agissant comme un détenu qui s’évaderait de prison

La rivière bondit hors de son lit et entra dans les maisons,

Se libéra, déborda, s’étala, dévala, remua, arracha,

Cette année-là fut la dure, la plus cruelle je crois !

Les eaux montèrent … montèrent et montèrent …………..

Mais tous, sans se faire prier et sans faire de manières,

Les proches, les voisins, les jeunes, les vieux s’entr’aidèrent !

L’eau était partout, on ne distinguait plus la chaussée ;

Et, l’école se trouvait … au village d’à côté !

Pas question pour nous de rater la classe

Il fallait  que quelque chose, voire qu’un miracle se passe.

Alors, dans un merveilleux élan de solidarité,

Un homme rama jusqu’à nous, et fut acclamé

Par une poignée de gamins, une dizaine de copains,

Perchés sur un talus et cartables à la main.

Nous partîmes à l’école en barque de ramassage scolaire.

Quelle aventure me direz-vous ? Quelle histoire !

Je vous avoue qu’elle est vraie et ne date pas d’hier,

Et si quelqu’un, me lisant aujourd’hui, s’en souvenait par hasard,

Je le remercierais d’emblée, de me le faire savoir !

Texte de Marina. Village des Maillys en Côte-d'Or.

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