A Guy,  qui pour mon plus grand plaisir m'offrit 2 tableaux qu'il avait peints pour moi.

 

Il est parti bien vite, le peintre, emportant avec lui

Sa palette, ses aquarelles, ses gouaches et ses pinceaux,

Peut-être pensait-il alors, quant à lui,

Qu’il pouvait peindre encore là-haut.

Le tableau qu’il avait peint pour moi, est posé

A la lumière de la baie, sur un petit chevalet ;

Parfois je voyage dedans ; je m’aventure

Dans ces petites maisons pâles, aux volets fermés,

Timidement, les yeux clos et à pas feutrés,

Laissant même la poussière sur les embrasures.

Dehors, un cyprès se balance sous le vent de la mer

Les vagues une à une viennent lécher la bande de terre

Qui sépare la plage de ces maisons délavées,

Dont les pierres suintent et sentent encore l’air salé.

Sûrement des pêcheurs, les ont habitées,

Je vois ici bas, les larmes des femmes couler.

A l’intérieur, le temps s’est arrêté, mais les meublent se souviennent

Des départs, des angoisses, des attentes, des retours,

Mais parfois Oh ! Désespoir ! Il y avait le non-retour

Et alors, la maison toute entière, se noyait dans la peine.

Je sors à pas de chat, laissant là les fantômes,

Qui remplissent chaque espace, de la cuisine à la chambre,

Sur la nappe vieillie, une bougie a  coulé, du vieux candélabre,

Et la pendule mécanique s’est arrêtée sur la grande commode.

Dehors, un petit vent frais ravigote mes esprits,

J’ai voyagé dans le temps, l’espace d’un moment,

Je tiens à remercier Guy, de me l’avoir permis,

L’aventure m’a plu, j’y retournerai désormais plus souvent.

Texte de Marina. Pas de photo pour l'instant, le tableau est loin de moi. Vous pouvez mettre votre commentaire, en bas du texte, à gauche. Merci.