Si toutefois tu lis ce texte, Marcel, tu te reconnaitras. Te te rappellera ce portrait du Pape Pie XII que même le vieux curé du village voulait racheter aux parents tant il était exceptionnel de ressemblance et était différent d'une simple photo prise sur une revue.                                                                                   

Empreintes fraternelles

 

Du plus loin que je me revois, c’est avec un crayon à la main,

Le dessin était ma passion, quant à « écrire » ça le devint.

J’écrivis et illustrai, sur un simple cahier à spirale

Une histoire, ou plutôt un conte, une chose banale,

 La vie pétillante de « Mytsi », la petite gitane

Qui devint sous ma plume, une princesse persane.

Déjà, en moi, se bousculaient dans ma tête

Des légendes de princesses et des contes burlesques,

Qu’il me fallait dompter pour les coucher sur le papier.

J’avais onze ans alors, et aidée de mon frère

J’empruntais de lui, des mots de son vocabulaire,

De deux ans mon aîné, sur lui je prenais modèle.

Il excellait en tout, depuis la maternelle.

Même en dessin, il était aussi plus « fort » que moi,

Nous faisions ensemble des concours, et je nous revois,

Quand, penchés tous deux sur la grande table,

Je dessinais une écuyère debout sur son cheval,

Alors que lui, s’appliquant sur sa feuille, avait été capable

De faire de PIE XII un portrait plus vrai que nature,

Au crayon de papier, avec des ombres et sans rature,

Un portrait de Paris Match, pris sur la couverture.

A vouloir l’imiter toujours, je dus me surpasser !

Lus énormément, retenant quelques passages,

Ecrivis sans relâche, sur des centaines de pages.

Ce gentil conte d’enfants, inventé de toutes pièces,

A gardé nos empreintes sur les pages quadrillées,

Mais de cette petite histoire, seul le titre me reste,

Le cahier s’est perdu au fil des années.

Texte de Marina. N'hésitez pas à mettre votre commentaire. Merci