Si vous passez vers Roquebrune-sur-Argens, regardez ce rocher, vous ne pouvez le rater. ELLE est là. ELLE dort depuis plus de 280 millions d'années.

la femme couchée de Roquebrune

La Belle endormie

 Il est un rocher de falaises, de crevasses et de failles,

Là même, où coulent l’Argens que grossi l’Aille,

Où semble dormir, exposée aux caprices des saisons,

Une Belle, pas même abritée d’un buisson.

Couchée sur un lit de porphyre pourpre, elle attend !

Telle une vierge odalisque, l’arrivée de son sultan.

Sa silhouette se dessine, comme une ombre chinoise,

En partant du front, on descend vers le nez et la gorge fait un vase,

Puis le doigt poursuit un sein dont le mamelon pointe au zénith,

Un mamelon si droit dressé, que le doigt gêné l’évite,

La main maintenant, effleure et se pâme sur le ventre vide

Avant de se perdre dans les endroits secrets de la belle endormie,

Que les affres du temps et les pierres froides, ont rendu si frigide ;

La main maintenant s’arrête sur les deux pieds réunis,

Fut-elle l’objet d’un châtiment des Dieux ? Ou bien l’a-t-on changée ainsi,

Pour échapper à quelques vilains prédateurs ?

Si vous passez par Roquebrune, regardez bien, suivant l’heure,

Elle peut être à la fois timide, et ne dévoiler qu’en partie,

Ses attributs, ou bien s’offrir majestueusement

Entre terre et ciel, au soleil couchant.

Texte de Marina. Photo prise le matin, alors que, timide, pudique, elle s'est dévoilée.

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