Boule à neige à Monaco

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C'est étrange, comme, j’ai toujours aimé ces petits gadgets,

Ces boules magiques que l’on donne aux enfants,

Ces boules remplies de neige qui tombe en paillettes

Quand on les retourne dans la main, vivement.

La dernière que j’ai vue, récemment, c’était à Monaco,

La neige a tombé alors sur le Palais Princier,

Au dehors pourtant, le temps était au beau,

Mais dans ma main, la boule aussitôt,

Déclencha sur le Rocher,  une folle tempête,

Recouvrant d’un manteau blanc, le Palais et ses tours,

Et l’on ne voit plus maintenant, ni le Monument, ni la Cour,

Ni la Ville, ni les jardins, encore moins les statues

Celles-là mêmes, qui tout à l’heure, l’on voyait nues.

Les flocons ont recouvert aussi la roseraie,

Oh ! De grâce ! Epargnez son Altesse ;

Les roses poudreuses se cachent dans les haies,

Elles sont les reines du Jardin, Grâce en est la Princesse.

Aussi vite qu’elle a débuté, la tempête s’arrête,

Le temps est à nouveau au beau, au dessus du Rocher,

Les Monégasques ont désormais le cœur en fête,

Et l’on peut admirer tranquille,  les fastes du Palais.

Pourquoi me direz-vous avoir employé l'auxiliaire "avoir" dans cette phrase :

Pourquoi le verbe "tomber" est conjugué avec l'auxiliaire "avoir"?

Traditionnellement, à l'époque de Zola "tomber" se conjuguait avec "avoir" pour exprimer l'action, et avec "être" pour exprimer l'état résultant de la chute. Cette distinction a été abandonnée, et ce verbe se conjugue aujourd'hui avec l'auxiliaire "être" (dans ce cas l'emploi de l'auxiliaire "avoir" est considéré comme vieilli).

Egalement : voir la poésie de Jacques Rancourt : Ah ! comme la neige à tombé....

Texte de Marina. N'oubliez pas de mettre votre commentaire. Merci