Plus de 20 années après, je vais reposer les pieds sur le sol américain. New York ! à moi la 5ème Avenue aussi, ses Buildings, ses  sirènes qui hurlent, ses pubs XXL. Plus de 20 ans que l'on se promet "la grosse Pomme".

Bien sur, là, j'aurai des photos, beaucoup de photos à vous offrir. Je vais partir "armée", comme on dit.

Je reviens…. New York

New York je reviens, te souviens tu de moi ?

Peut-être bien que OUI, mais aussi,  peut-être pas !

Des années ont passé, j’ai pris sur le visage, les rides du temps,

As-tu comme moi ma Belle,  pris quelques cheveux blancs ?

L’Empire State Building, Chrysler et 5ème Avenue,

Ont-ils changés eux aussi, allons-nous nous reconnaître ?

Dis-moi,  combien de temps passés, dix ans, quinze ans, vingt ans peut-être ?

Je t’avais promis de revenir sans trop attendre,

Sans penser qu’il y aurait un « 11 septembre ».

Il y avait deux  tours à Manhattan, deux tours hautes et belles,

Si hautes qu’elles pouvaient d’un doigt, gratter le ciel,

Toutes deux pareillement, vêtues de verre et d’acier,

Pour les prendre en photo, je m’étais agenouillée.

Les « Twins » comme les surnommaient les « Ricains,

D’en haut, la vue était si belle et on voyait si loin !

La trouille que j’avais d’y monter, tu t’en souviens ?

Avais-tu tremblé avec moi au cent dixième étage,

Quand mes pieds se sont posés au niveau des nuages,

J’en étais si près, c’est vrai, Dieu m’en était témoin,

Et d’ailleurs, si ce n’est Lui, qui m’a donné la main

Pour m’aider à gravir l’une ce ces tours jumelles,

Et  me donner la force de monter jusqu’au ciel.

Dis aussi à ta « Miss Liberty », que j’arrive à Noël,

Moi, la petite dijonnaise et très fière de l’être,

pardi !

Fière d’être née sur le sol natal de Gustave Eiffel,

Qui avec le français Auguste Bartholdi,

Te moulèrent si bien dans ce corps de Femme,

Un diadème sur la tête et dans la main une flamme.

Dis lui qu’elle m’attende, car je reviens bientôt,

Et si j’ai mis du temps, le désir en est plus fort,

Je la verrai de loin en arrivant au Port,

Elle sera comme toujours, arborant avec son flambeau.

Puis, m’approchant de plus près,

Je lirai à tes pieds,

Ce poème d’Emma Lazarus

« The New Colossus »

Garde, Vieux Monde, tes fastes d'un autre âge,
Donne-moi tes pauvres, tes exténués,
Qui en rangs pressés aspirent à vivre libres,
Le rebut de tes rivages surpeuplés,
Envoie-les moi, les déshérités, que la tempête m'apporte
De ma lumière, j'éclaire la porte d'or
 !

FIN

Texte de Marina. N'oubliez pas votre commentaire. Merci.