Comme chaque année, comme je le dis, je lui fait quelque chose de personnel. Elle, c'est Leslie, c'est ma nièce. Je vous en ai déjà parlé. Elle a encore ce rapport avec moi, quand elle m'écris, quand elle m'envoie un texto, de commencer par "ma tata". Eh oui, je suis encore Sa tata. Et je suis contente que ça ne passe pas avec l'âge.

Un peu de rêve pour ton anniversaire

 Septembre 2013

Comme chaque année aux veilles de tes anniversaires,

Je suis devant ma feuille blanche, et attend un déclic,

Un peu comme le ferait devant sa partition de musique

Un Mozart, Un Beethoven, Un Liszt ou Un Wagner.

Je ne suis ni l’un, et encore moins ni l’autre si je puis dire,

Je n’ai pas les dons de tous ces  Grands Virtuoses

Le seul qu’il m’ait été donné à petite dose

C’est depuis que je sais tenir un crayon, celui d’écrire.

Alors, je planche aujourd’hui et mon esprit s’est fait la malle,

Le voilà parti dans les airs, emporté par le Mistral,

Ce vent d’ICI un peu coquin un rien fripon,

Qui comme le dit Brassens, soulève les jupons.

Sais-tu combien il assoiffe la terre et les fleurs du jardin,

Dans ses Lettre de Mon Moulin, Daudet le savait bien.

Je dois te dire que j’ai retrouvé mon âme de petite fille,

En relisant Alphonse Daudet et son Maître Cornille,

Même que j’ai donné raison à la Chèvre de Monsieur Seguin,

Celle-là même qui se languissait et s’enfuit un beau matin,

Préférant de beaucoup être libre et mangée par le loup,

Plutôt que ce pieu dans le pré et la corde qu’elle avait au cou.

Cette corde de chanvre, eut-elle été du métal le plus précieux,

L’aventure pour notre chevrette était plus belle à ses yeux !

Le mistral s’est calmé, car comme disent les « anciens »

Il peut souffler trois jours, et si cela ne lui suffit pas,

Il soufflera encore pendant les trois jours prochains,

Cela fait six jours si tu comptes bien, mais parfois,

Il continue et continue encore, sautant de trois en trois,

Et ainsi  pendant neuf longs jours et neuf nuits il soufflera.

Cela dit, j’aime à l’entendre, surtout quand il descend de la colline,

On dirait un cheval  fougueux qui galope crinière au vent,

Tu sais ces étalons sauvages qui dans nos livres de comptines,

Se cabrent soudain comme l’éclair dans un long hennissement.

Ouf ! J’ai rattrapé mon esprit volage sur l’aile d’un oiseau,

Il s’était envolé sur la plus haute branche du mûrier,

Il m’a dit que de là haut tout était tellement beau,

Qu’il me fallait te l’écrire avant de l’oublier.

Si tu aperçois un oiseau au matin du dix septembre,

Frapper de son bec au carreau de ta chambre,

C’est moi qui te l’envoie et ce sera ma manière

De venir te souhaiter ma petite Leslie, un Joyeux Anniversaire.

FIN

Texte de Marina pour sa nièce. N'oubliez pas votre commentaire, et aussi vos voeux d'anniversaire pour Elle. Merci.