La Thaïlande, un retour. Oui. Quand on aime... on ne compte pas !!

Retour en Thaïlande

 On me demande aujourd'hui ce que m'a apporté le voyage en Thaïlande. Je me penche sur mes souvenirs, comme je me suis penchée sur mes photos. Les photos, ce n'est qu' un bref instant figé là quelque part sur une carte mémoire puis après dans un ordinateur. Et encore, je m'en sers pour faire mon blog. Mes souvenirs, ils sont là, bien ancrés. J'ai juste à fermer les yeux et je me revois. Mes souvenirs, ce sont les instants vécus, ressentis, les odeurs, les regards. Les bons moments. Les mauvais moments.

La Thaïlande ça a d'abord fait partie un tout premier voyage en 2011. Ce fut l'appel du lointain. L'appel de l'Asie. L'appel de l'inconnu, quoique j'avais beaucoup étudié le voyage avant le départ, si bien qu'en posant le pied sur le continent asiatique, j'avais déjà l'impression d'ouvrir un livre et d'en être chaque jour l'héroïne. 2014 : des endroits déjà vus, mais que l'on revoit aujourd'hui différemment. D'autres endroits que nous avons découverts. Je pense que l'on peut aller plusieurs fois en Thaïlande et voir sans cesse des choses nouvelles.

A peine arrivés que nous respirons déjà le même air que les thaïlandais. Nous sommes à la même heure. Six heures de décalage. Un peu dur au début. En fait, on commence de s'habituer quand c'est le moment de repartir !

Bien sur, on ne peut parler de la Thaïlande sans parler de ses temples. Lequel ais-je le plus aimé ? Difficile à dire. Les uns pour leur dorures, parce que c'est somptueux, ses bouddha dorés, le bouddha d'émeraude au Palais Royal, les boiseries, les vernisseries ; aimé pour ses légendes aussi telle celle de l'éléphant blanc au Doi Suthep où l'on y monte par 330 marche avec de chaque côté 2 énormes najas ; aimé encore à Sukhotaï pour ses temple de style Kmer avec leur architectures de briques qui se reflètent dans des eaux remplies de nénuphars et leurs bouddhas immenses, assis, debout, où même couché. Ou bien aussi le Temple de l'Aube, situé sur la rive droite du Chao Phraya et dont le prang principal est entièrement recouvert de petits morceaux de porcelaine de toutes les couleurs. Des temples où l'on ressent la même sérénité que lorsque l'on rentre chez Nous, dans une église, dans une Cathédrale où dans une Abbaye. Mais il n'y a pas que les temples.

…...L'anaconda serpente dans la ville (Patrick Sébastien). Le Chao Phraya : il serpente du nord au sud de la Thaïlande comme un énorme anaconda. Se divise comme une toile d'araignée en de nombreux klongs. C'est comme qui dirait Venise. D'ailleurs, Bangkok n'est elle pas appelée « la petite Venise de l'Orient » ? Le Chao Phraya est un moyen original d'apercevoir le Grand Palais et le Temple de l'Aube, ou bien même les gratte-ciel. Et puis, grimper dans un de ces bateaux longs et rapides qui arrachent sans pitié les jacinthes d'eau qui envahissent la rivière , et filer à toute allure sur ses nombreux klongs. Il n'y a plus là que le bruit du moteur. On circule au milieu de maisons de bois sur pilotis où chacun vaque à ses occupations. Cela va de la femme qui fait sa vaisselle, aux enfants qui plongent dans ces eaux verdâtres. On y croise des pirogues remplies de légumes de tous genres, de fruits, bananes, pamplemousses, ananas, bien rangés. D'où viennent-ils ? Des campagnes peut être ! Où vont ils ? Ça on le sait, vers le marché flottant. Un lieu, un terminus, une accumulation de pirogues qui se croisent, s'entrecoisent, se bousculent aussi, se frayent un chemin. Toute une vie. Une vie d'hommes et de femmes venus pour faire du commerce ou de restauration sur l'eau. Pour quelques baths seulement on prend son bol de soupe fumante et odorante. D'ailleurs, ici, on est au milieu des odeurs, des fumées, de ce tohu bohu coloré.

Il y a aussi la nature, les paysages, la rivière Kwaï et son pont (je n'aurais jamais cru le voir un jour) avec quel plaisir je l'ai arpenté ce pont, je l'ai traversé jusqu'au bout. Ce que je me demande, c'est si beaucoup de ceux qui l'ont arpenté, ceux qui l'ont traversé, ceux qui se faisaient photographier dessus, ont pensé un seul instant à la souffrance des soldats prisonniers qu'à occasionné sa construction. Nous l'avons aperçu de loin ce jour là. Attablés dans un restaurant flottant, un restaurant radeau, traîné par un bateau à moteur nous voguions au fil de l'eau. La musique égrénait un vieil air de Johnny : « les portes du pénitencier » et puis nous avons eu droit à la musique du film « Le pont de la rivière Kwaï ». On distinguait le pont au loin, qui plus on roulait, plus il s'approchait. Moment inoubliable quand nous sommes passé dessous.

Kanchanaburi. Outre le Pont de la rivière Kwaï, il y a aussi le Train de la Mort.

NAM TOK. Nous attendons le petit train de la mort. Un train pas comme les autres pourrait-on dire. Avant dernier wagon, c'est le meilleur endroit pour les photos et éviter tous les bras qui se tendent avec appareil à la main. Des bancs en bois et des ventilos accrochés au plafond. Le train roule avec les fenêtres grandes ouvertes, et il n'est pas rare en se penchant ou en sortant un bras de se faire « claquer » par les branches des abres que le train frôle à grande vitesse. Enfin, quand on se fait gifler une fois, après, on fait vite attention. J'en ai fait l'expérience et franchement, mon doigt à crié sa douleur.

On traverse des paysages de campagne, de jungle luxuriante, on surplombe falaises et rivières. Bien sûr le moment le plus critique, le plus photographié aussi est le passage sur le viaduc rustique de bois grinçant , un pont de bois construit par les prisonniers des Japonnais, car disons-le, ce trajet empreinte un petit tronçon de l'ancienne voie ferrée qui reliait dans le passé Bangkok à la Birmanie. Ralentissement dans le virage. On se penche quand même pour regarder plus bas, regarder les poutres de soutainement, regarder aussi la profondeur. Notre arrêt se trouve être à la gare suivante et on aura l'occasion d'aller sous ce pont et voir de près cet enchevêtrement de poutres.

Et puis, la Thaïlande, c'est aussi les rizières où l'on voit ces hommes et ces femmes sous leurs chapeaux, le dos plié en deux, repiquer ces plants de riz. On dirait qu'il sont nés comme ça : pliés en deux. Et puis, les sourires , leurs sourires. Ce ne sont pas des sourires forcés. Sont-il nés aussi avec ce sourire aux lèvres ? C'est une gentillesse naturelle. La façon qu'ils ont de dire bonjour, de remercier aussi, si bien que nous faisons comme eux, nous les saluons en joignant les mains et en disant : SAWADIKA.

Sangklaburi : 5 h du mat' et dejà debout. Entrevoir la carcasse noire déglinguée du plus long pont de bois, le Pont Uttamanusson ou pont Môn, qui déchire un épais brouillard matinal. Le pont relie le village Môn à Sangklaburi. Un pont de bois long de 850 m qui traverse la rivière Songkari et que les intempéries ont détruit. Autour des maisons flottantes aux toits de tôle colorés émergent elles aussi de ce rideau opaque. Elles semblent se réveiller. Le brouillard a rendu ce paysage très mystérieux. Là se sont réfugiés Birmans et Môns. L'endroit est un vrai paysage de la Thaïlande authentique. Un paysage de carte postale.

Bien sur aussi, on ne parlera pas de la Thaïlande sans penser : éléphants !

Quelle merveilleuse chance nous avons eue cette année. Notre éléphant était en fait une éléphante. Le petit suivait aux côté de sa mère. Parfois sa mère le poussait, ou le ramenait auprès d'elle de sa trompe. On y voyait là une mère remettant sont rejeton sur le droit chemin. A un moment, elle s'est arrêtée et baby s'est mit à téter. Quel spectacle. Quel bon moment.

Quelle ballade aux rythme de ses pas. De ses pas lourds et assurés. Plus d'une heure de ballade sur ce pachyderme qui nous fera traverser des paysages de forêts, traversera la rivière, nous enverra se trompe gourmande pour y prendre des bananes ou bien aussi quémander des cannes à sucre. Le cornac épluchera un baton de canne à sucre pour le donner au bébé. La descente sur la rivière est assez pentue et nous pencherons vers l'avant, mais l'animal continue sa lente marche.

Le cornac est sympa et nous prend en photo. A l'aise avec l'appareil, il prend en raffale une vingtaine de photos, que dis-je vingt, plutôt trente !!!

Il y eut ensuite le travail et les jeux des éléphants. J'ai trop admiré les deux éléphants artistes peintres. Pinceaux retenus dans leur trompe, ils les trempaient dans la peinture et s'appliquaient dans leurs dessins jusque dans la signature. Que de travail ! Que d'heures de travail il aura fallu pour les dresser !

Ce sont des jeunes éléphants. Je pense qu'il est sûrement plus facile à « dresser » un éléphanteau à dessiner, danser, barir à la demande. Il doit prendre cela comme un jeu et être récompensé quand il fait bien.

Ensuite, il y eut la ballade en charrette tirée par les bœufs. Sympa, cahotique. Marrant.

Puis, la descente de la rivière en radeau de bambous. Seuls autour de nous le bruit de la pagaie dans l'eau et les sifflements des oiseaux. Silence ! On a presque envie de se taire pour écouter le silence. A un endroit où la rivière offre un semblant de plage, des enfants s'amusent à nager avec des morceaux de polystyrène en guise de planche. Et l'on suit ce cours d'eau au milieu d'une forêt profonde, remplie de bananiers, de palétuviers, de fleurs tropicales. On aimerait que ça n'aie pas de fin.

LOPBURI : les singes ont envahi la ville. Sur les fils éléctriques, dans les boutiques, dans le temple aussi, ils sont partout. Ils sont les rois dans ces vestiges de temples d'origine Kmer. Chapardeurs, si vous avez (comme moi) un sac à dos,  ils n'hésitent pas à nous grimper dessus et essayer de l'ouvrir. Un de ces chenapans est grimpé sur mon dos m'agrippant les cheveux et tirant sur mon sac. Voulait-il me "pouiller" ou me dépouiller ?? Des petits, des bébés, s'agrippent au ventre de leur mère ; d'autres s'accrochent aux parois du temple et d'autres encore dévorent la nourriture qui jonche le sol.

Un des moments très forts aussi, ce fut l'offrande aux moines. Non pas aux moines que nous étions allés voir car trop buissness mais, l'offrande faite à un moinillon sur la route qui menait à l'hôtel. Pieds nus sur le bitume, il avançait, tête baissée, enveloppé dans sa robe safran. Il tenait son bol offrande, retenu en bandoulière, devant lui. Sûr qu'il ne pensait pas que j'allais l'arrêter, et m'agenouiller devant en lui donnant le contenu de mon sachet.

Sangklaburi, c'est aussi le col des 3 pagodes (Thaïlande, Laos, Birmanie) qui symbolise la frontière Birmane. Là s'arrête la voie ferrée, qui était appelée la « voie ferrée de la mort ».

Ce bout de voie ferrée est le restant de la ligne ferroviaire reliant la Birmanie à la Thaïlande. Pas grand chose à voir, la frontière Birmane est marquée d'un panneau. Quelques échopes. Trois fois rien. Mais, quand même ! Nous sommes venus jusqu'à la frontière en passant par des paysages merveilleusement beaux, traversant des forêts de tecks, et s'arrêtant au lac Khao Laem. Un lac qui a englouti des monastères bouddiques. En bateau, nous nous sommes approchés de l'un d'eux, le contournant pour le prendre en photo et en admirer ses murs sculptés, fouettés par les eaux.

Bien sûr aussi, un des meilleurs moments passés là, à Sangklaburi, fut la nuit chez les Karens.

Au village, les maisons sont faites de bambous avec souvent les toits en feuilles de teck. En dessous des maisons, vivent poules et cochons noirs. Un cochon noir se promène en liberté et contourne une cabine téléphonique en très mauvais état. Aurait-il l'intention de téléphoner ?

Les 2 chambres de la petite maison où nous étions installés étaient de même fabrication : bambous. Les cloisons ressemblaient à des croisillons de feuilles de bambous tressées entre elles..... ni plus ni moins que du papier à cigarettes. Chacun pouvait entendre l'autre dans la chambre d'à côté, ronfler, tousser, chuchoter, presque respirer.

En fait, ce jour-là coïncidait avec mon anniversaire. Pile poil ! Et la journée à été merveilleuse de découvertes. Un anniversaire hors du commun. Au diable le gâteau et les bougies ! Soirée sous les étoiles.

Il y a eu un moment très « fort » ce jour-là. J'avais emmené sur moi des petits carnets et des feutres. En voyant cette maman et son petit garçon sur un banc je me suis dis : « c'est le bon petit, Annie vas- y » ! je me suis assise auprès d'eux, sans même chercher à faire de photo. Je me suis adressée à l'enfant. Me suis présentée : en me tapant de la main sur la poitrine, je lui ai dit : « moi : Annie  et toi ? ». La maman m'a répondu un prénom peut être, pas très compréhensible, qu'importe. J'ai sorti un petit carnet et j'ai commencé à lui dessiner une fleur. Il levait vers moi des yeux surpris et paraissait heureux que je m'occupe de lui. Quand je lui ai donné le carnet et la boîte de feutres il les a serré tout contre lui.J'ai eu de l'émotion à ce moment là. Là, seulement, j'ai demandé si je pouvais faire une photo.

Un bar en plein air. Un apéro hyper sympa. La salle de restaurant était elle aussi sur pilotis et nous étions comme qui dirait « en plein air ». En «  plein airs » aussi, car nous avons eu droit à un spectacle de danses Karens, donné par les fillettes du village. Le chef du village qui tenait le bar mit de la musique. Française ! Trop bien !!!

Le roi étant né un lundi, la couleur du lundi est le jaune. Le mardi c'est : rose. Le mercredi : vert ; Le jeudi : orange ; vendredi : Bleu et samedi Violet. Le dimanche est le rubis.

Tikki notre guide, assortissait la couleur de pierre de ses bagues aux couleurs de ses vêtements. (Quelles bagues merveilleuses il avait. Je me souviens entr'autre d'un saphir du cashemire dont la monture était de platine). Un Thaïlandais ne doit pas dire de mal de son roi et de sa reine, même s'il n'est pas tout à fait d'accord ou pas d'accord du tout quant aux portraits implantés partout du couple royal. Le Thaïlandais vénère la famille royale, élue de Dieu (critiquer ouvertement le roi est passible de prison !).

Tikki est un homme brillant, cultivé, plein de savoirs de son Pays et du Nôtre aussi. Il nous parle du film fabuleux qu'est « Anna et le roi » et qu'en le regardant nous apprendrions beaucoup sur le Pays ; nous parle de Marguerite Duras. Ses moments de « méditation » il les passe à lire « Le diamant bleu » de François Farges ; Un diamant d'une merveilleuse beauté, qui arrivera à la cour de France et, où le joaillier du Roi-Soleil en fera le plus beau diamant du monde. Mais il disparaîtra mystérieusement lors du vol insensé des joyaux de la Couronne en 1792. Je vous jure que ce n'est pas moi !

Comment a-t-il appris le français ? Sa mère était cultivée et savait le français. Chaque soir, lorsqu'il était enfant, elle lui lisait une page des aventures de Tintin. Un jour elle lui a dit en fermant le livre : « si tu veux savoir la fin, apprends le français ».

La Thaïlande, c'est aussi ces amassements de cables électriques, entortillés qui pendent un peu partout avec souvent des boîtes de dérivation. D'horribles cables noirs qui pendrouillent , impossibles à planquer en prenant une photo. Alors, pas question de les planquer, ils font partie du décor. Devant chaque maison, devant chaque boutique se trouve une maison aux esprits. Reproduction de mini temple, souvent avec des poupées ou petits personnages représentant les esprits.

Les Thaï pensent que les esprits peuplent les lacs, les rivières, les arbres. Chaque jour ils déposent des offrandes, des fleurs, de la nourriture. Les arbres aussi ont leurs esprits, d'où de nombreux arbres sont largement décorés d'amulettes et d'offrandes multiples.

Que dire encore : outre les photos, je rentre avec une tête pleine de souvenirs. Pas énormément de cadeaux souvenirs, juste quelques trucs achetés en marchandant car j'aime marchander. Et puis je voulais faire peindre entièrement mon petit sac à dos. L'endroit n'étant pas prévu dans le voyage il nous a fallu parlementer auprès de Tikki qui nous a laissé ½ heure à cet endroit. Je savais et Pierre aussi, exactement ce que nous voulions. Donc cela nous a été facile. Mon sac est peint de part en part et même signé. Un souvenir réel, fait devant moi et pas un de ces « trucs machins chouettes » un de ces trucs « made in …quelque chose. »

Les paysages : bien sûr il y a partout de beaux paysages, de beaux couchers de soleil. Il suffit d'être là, au bon endroit, à la bonne heure. Mais nous y avons vu de réellement beaux paysages. De belles fleurs aussi. De beaux oiseaux dont je ne saurai pas le nom. Mais qu'importe, ils sifflaient de partout. « Comme ces oiseaux de Thaïlande qui ne meurent pas dans la légende et qui font l'amour au ciel immense » (Ringo et Sheila)

Je me suis fait « piquer » ma carte photos qui contenait les photos des 2 journées de début de voyage. Une faute de ma part : j'ai voulu faire une photo alors qu'il était INTERDIT d'en faire. Je me suis fait prendre. Il n'a pas suffit d'effacer la photo le garde du palais royal m'a pris la carte. Grrrr !! j'en rage et j'enrage ! Tant pis pour les photos, j'ai mes souvenirs. Je me suis faite prendre moi, mais, que tous ceux qui ont pensé très fort à faire cette photo du bouddha d'émeraude, que toux ceux qui l'ont faite en « douce » me jettent la première pierre.

Et puis, il y a les tuc tuc, les taxis roses, les taxis aussi où l'on s'entasse à une dizaine pour 100 baths chacun (2,50 €) essayant de se retenir là où on peut dans les virages ; la cuisine thaï, parfumée. De découverte en découverte. On goûte. On est surpris. Le tapioca vert, les billes sont translucides ; les petits gâteaux de riz faits devant nous étaient un délice, les œufs en pâte frite et présentés sur des pics à brochette, les vers à soie ou autre insecte que l'on goûte pour faire comme tout le monde et que l'on a du mal à avaler et que l'on se dit que en fait ça n'a aucun goût !

Un Thaï mange plusieurs fois dans la journée, ne fait pas des repas prolongés comme nous. De la soupe, même le matin. Tikki mangeait à chaque arrêt, mais rarement en même temps que nous dans les restaurants où nous nous arrêtions.

Je parlerai aussi des massages. Le premier massage était inclus dans le voyage et était en début du voyage. 2 h de massage ou la masseuse trouve tous les points de ton corps qui te font mal. Elle te masse avec ses pieds, ses coudes, ses genoux, s'appuie de tout son corps sur toi.

Elle ressent tous les endroits qui te font souffrir et croiyez-moi je suis partie avec comme d'hab' ma cruralgie, un mal de dos pas fini de soigner, un mal de hanche et un mal d' épaules. 2 heures à te triturer. Et quand on en sort, on se demande les uns aux autres … : « alooooors ? ». Bein alors, je suis cassée !

Le second, je l'ai fait sur la petite île de Koh Chang. La petite guide Naé que nous avions ces 3 jours là était allée voir la veille et je suis allée avec elle. Endroit sérieux. 1 H de massage aux huiles. Un réel bien être. Tiens, je m'inquiète. Aurais-je des ancêtres asiatiques ? C'est vrai que j'ai un peu les yeux bridés !

 Mais, au salon de massage, la guide qui parlait avec les masseuses s'est mise à rire et m'a expliqué le pourquoi. « la fille qui me masse pense que vous êtes la maman de mon mari » m'a-t-elle dit. Alors, nous avons ri ensemble. Donc, voilà, elles me prenaient moi pour une asiatique et Naé pour une japonnaise, alors qu'elle est de père chinois et de mère Thaïlandaise. Elle avait les yeux trop bridés par rapport aux Thaïlandais.

Koh Chang. Cette île nous avait été décrite comme paridisiaque. Moi je l'ai trouvée sauvage. Impénétrable. Verte par sa forêt tropicale. Verte sa piscine. Vertes ses eaux. Une pluie présente chaque matin de notre séjour. Mais, la pluie fait aussi partie du voyage. Quand elle cessait, s'abattait alors une chaleur pesante, humide.

Le tour de l'île n'étant pas possible de par le temps, nous sommes allés à un petit marché local en commandant un taxi qui nous fit monter la dizaine de personnes que nous étions sur les banquettes arrières. Chaque virage nous rejetait les uns sur les autres. Le village était tout sur pilotis Le restaurant aussi. Le restaurant était sympa. À l'entrée, les petits bars et les poulpes grillaient au barbecue. C'est ce que nous avons pris l'un et l'autre.

Le marché : même sans en avoir besoin, j'ai marchandé, par plaisir et pour quelques baths seulement un pantalon, un thee shirt. Juste pour le plaisir de marchander et aussi pour « les » faire vivre, car ils en vivent même si le but est de diviser déjà par 3 puis par 2 le prix qu'ils nous indiquent sur leur calculette. Tout ça aussi parce que là bas, on a l'impression d'être riches. Pour 1€, on a 40 baths. Quand on change nos euros, on se retrouve aussitôt riches comme Crésus !

La Thaïlande, c'est aussi la soie : Chiang Mai. La ville de la soie. La route de la soie. Des soies belles comme le jour, multicolores, transparentes comme des ailes de libellules, des soies brillantes, légères, aériennes, ou bien lourdes, tombantes, riches. Des mètres et des mètres de soie de toutes les couleurs roulées sur des étagères, des robes, des pantalons, des chemises, des cravates, des foulards. Que sais-je encore. Tout fait envie. Tout n'est que soie, partout où mes yeux se posent. Que dis-je ? Je suis moi, tu es toi, elle est soi !! ainsi soie-t-elle !!!!

La laque est tout aussi magnifique. Avec quelle doigté, quelle précision ces hommes, ces femmes peignent ces objets laqués. Le mouvement du pinceau est sûr, net et sans bavure. Cela va de la plus petite pièce à la plus grosse pièce. Certaines de ces grosses pièces valent des fortunes car faites avec de la coquille d'oeuf. D'infimes morceaux de coquille d'oeufs appliqués à la pince à épiler. Un travail d'art et de patience !

On nous dit qu'en fait, la laque est une résine récoltée sur des arbres qui poussent dans les forêt des hautes montagnes. La base des objets est en bambou ou en teck et on applique 9 à 10 couches de cette laque que l'on laisse sécher plusieurs mois. Le rendu est souvent sublimé par des touches d'or. Là, se trouvent aussi les ombrelles. Un travail d'art également. J'ai admiré certaines où la lumière filtrait à travers la soie peinte. Les peintures retracent souvent les paysages Thaïlandais.

Et puis et puis parlons un peu du train de nuit. Chiang mai/Bangkok. Pour qui ne l'a pas fait, c'est une expérience à vivre. Une nuit de 12 heures dans ce train couchettes. Wagon n° 7. Un couloir central avec de chaque côté des rangées de 2 sièges face à face avec une table centrale. Le tout qui se transforme en deux temps trois mouvements en 2 couchettes, une en bas, l'autre en haut, accessible par une échelle scellée au plancher. Draps, housses d'oreillers, et couvertures sont sortis de sacs de nettoyages. D'énormes ventilos au plafond nous promettent une nuit glaciale comme trois ans auparavent. On s'est habillés en conséquence. Les couchettes installées, chacun, chacune prend sa place et tire son petit rideau. Le train s'ébranle dans un brouhaha du diable. On est secoué. La nuit est tombée et les ventilos ne fonctionnent pas. D'ailleurs ils ne fonctionneront pas de la nuit ! Il commence à faire une chaleur pas possible derrière le rideau. Pierre qui est en haut n'est pas mieux. Le rideau laisse voir la lumière. Lumière qui ne sera jamais éteinte.

Je commence à enlever le pantalon, puis la polaire, puis les chaussettes et puis bientôt je n'ai plus rien à enlever et je suis liquéfiée. J'entr'ouvre le rideau. Je ne suis pas la seule. D'autres aussi ont tiré les rideaux pour avoir un peu d'air. Au diable l'intimité ! On est tous dans la même galère ! Le matelas est si mince qu'il n'amortit pas les secousses des roulements sur les rails. Je me dis qu'il doit rouler sur un champs de « patates ».

Le petit matin arrive. Je suis cassée, tant par le manque de sommeil que par le labourage de mon dos. J'ai l'impression d'être passée sous un rouleau compresseur. Une toilette vite faite à l'unique lavabo et je renfile mon pantalon. Tout le monde s'étire et passe au lavabo. Toilette de chat ! Enfin, nous arrivons en gare de Bangkok. Pas frais, mais entiers ! Mais quelle nuit mémorable !!

Ais-je parlé de tout ? Du moins j'ai parlé de tout ce qui m'a marqué. Mes « coups de coeur », mes « moments forts », mes déboires aussi.

Mais, car il y a un mais, partir en groupe n'est pas ma tasse de thé. Au bout d'un moment je dois m'évader. Souffler. J'ai l'impression d'étouffer, d'être étouffée.

Et puis la Thaïlande n'est pas toute proche. Il y a les heures d'avion, les heures d'escale, les cents pas dans les aéroports, le manque de sommeil, la fatigue, la chaleur : oui la chaleur, même si on l'aime, on part en Thaïlande en janvier ou en février, le moment où ICI c'est le plein hiver. Le corps doit s'habituer à passer d'une température de 8 à 9° à 32° ! Les clim' fonctionnent à fond la caisse : dans les bus, dans les hôtels. Et là : PAF le chien …... ! on se ramasse une trachéïte. Et on la traîne jusqu'à la fin du voyage car le bus est rempli de microbes, des microbes de tous genres, de rhumes, d'angines, de toux, de cracheteux. Bref, cela impose une petite visite à la pharmacie. A croire que j'aime visiter les pharmacies là où je vais ?

Un regret aussi, et celui-ci est de taille (non pas de Thaï!!) c'est celui de ne pas prendre le temps suffisant pour rester auprès d'eux. Et puis il y a la barrière de la langue. L'alphabet Thaïlandais comporte pas moins de 44 consonnes et 37 voyelles , et sans guide il serait impossible de circuler.

le positif pesant plus lourd que le négatif sur la balance, en bref : donnez moi le billet aller et retour et j'y retourne tout de suite.

SES TEMPLES

LE TEMPLE DE L'AUBE

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LE PALAIS ROYAL

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Phitsanulok et sukhothaï

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... des milliers d'oiseaux... s'envolent sans efforts....

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Le Doi SUTHEP

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LE CHAO PHRAYA, LES KLONGS, LE MARCHE FLOTTANT

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LA NATURE, LE PONT DE LA RIVIERE KWAÏ, LE TRAIN DE LA MORT

 

 

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Même Teddy Bear était lui aussi sur le Pont de la Rivière Kwaï

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LE PONT MÔN à SANGKLABURI, MOINES et OFFRANDES

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 Offrande dans la rue

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      PETITE SEANCE DE MASSAGE

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TAPIOCA VERT ET CREPES ET VERS A SOIE

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TEDDY BEAR ET LE TAPIOCA VERT

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AU VILLAGE DES KARENS

un des moments forts ...

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LE COL DES TROIS PAGODES

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LOPBURI

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DES FILS TOUT PARTOUT

 

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LA SOIE, LA LAQUE,  LES OMBRELLES, LA PEINTURE sur SAC

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LE TRAIN DE NUIT

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LES ELEPHANTS, LE RADEAU

 

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  MAISONS ET ARBRES AUX ESPRITS

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KOH CHANG, le MARCHE, l'HOTEL, la MER

 

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jalouse... et jalousies !!

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coucher de soleil sur Koh Chang

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Billet pour le Ferry et retour....

P1010774-1   P1010773-1  aéroport Bangkok...  P1010801-1

FIN

J'espère que vous ne vous êtes pas ennuyés. Les photos sont de Pieb et de Marina. N'oubliez pas votre commentaire. Merci