Vous êtes comme moi, c'est sûr. Les petites copines d'école, savez-vous ce qu'elles sont devenues ? quelques unes peut être, mais toutes les autres ? y pensez-vous parfois ?

Depuis l'école, où êtes-vous ?

 

Saurais-je jamais ce qu'il advint de vous toutes ?

Amparo, Lucia, Nelly, Denise et les autres ;

vous avez pris d'autres chemins, suivi d'autres routes

embrassé chacune le destin qui était le Vôtre.

Sans doute !

 

Il y avait d'abord Toi, Amparo l'espagnole,

au regard sombre et à la peau méditerranéenne,

tu pouvais être à la fois grave et drôle

vois, j'ai appris quelques mots : hola qué tal ? muy bien !

madri madri madrilène....

 

Toi Lucia, nous reconnaitrions-nous aujourd'hui ?

Vous arriviez d'Italie avec dans vos bagages

le papa, la mama et une ribambelle d'enfants de tous âges

nous avions quel âge penses-tu, sept ans, peut être huit !

….......si tu dis huit, moi aussi !

 

Nelly, bien plus âgée que moi je t'admirais, l'as-tu su ?

Tes guêpières, tes dentelles, tes dessous, tes bijoux

….................... j'admirais tout !

Plus âgée ais-je dis ? Aujourd'ui quel âge aurais-tu ?

Ne dis rien, je m'en fout !

 

Denise, toi, c'était nos fous rire incontrôlables

des rires bruts à se secouer le ventre jusqu'à se pisser dessus

ils s'emparaient de nous même dans des lieux Saints, que diable !

De nos rires Denise, dis-moi, t'en souviens-tu ?

En tout cas, des p'tites fuites de notre crise

Une qui doit s'en souvenir, Denise,

…..c'est l'église !!!

 

On se rencontre, on copine, on se quitte, on s'ignore, on fait sa vie

et si l'on venait par quelque bizarrerie à se rencontrer aujourd'hui

Aurions-nous les mêmes rapports ? on dit que l'on change avec l'âge,

ririons-nous de même de nos frasques et nos enfantillages ?

de nos gamineries, nos petits secrets, nos premiers bas nylon

nos premiers escarpins, nos petits nichons,

nos messes basses

… et j'en passe !

Hélas !!!

 

FIN

texte de Marina. N'oubliez pas votre commentaire. Merci