Aujourd'hui, 11 novembre 2018. Centenaire de l'Armistice 1914/1918. Première guerre mondiale. Mon grand père (peut être même les deux, je fais des recherches) y était. Il avait 19 ans. Je ne sais pas grand chose. Quelques lignes de ma mère sur un cahier. Mais je me suis promise de faire des recherches. Je promets également de lui acheter cette médaille de Verdun qu'il mérite.

 

LA GUERRE, GRAND PERE

 

La Guerre Grand Père, tu n'y connaissais rien,

ça s'apprend pas dans les livres et tu le savais bien

pas la peine non plus de faire Scienses Po,

suffisait juste de tout faire pour sauver sa peau.

 

Ce que tu as dû endurer n'est pas descriptible sur cet écrit

combien de fois tu as dû implorer ton ange gardien

ou bien même, toi qui ne croyait ni en Dieu ni en Marie

les as-tu supplié les genoux dans la boue en joignant les deux mains.

 

Il n'y a pas de honte Grand Père s'il t'est arrivé avant que tu t'endormes

quand le bruit des canons tout autour se faisait oublier

quand l'odeur de la mort rôdait dans ce maudit charnier

d'essuyer d'un revers de mains, tes larmes de jeune homme.

 

Tu étais bien jeune pour connaître les coups des champs de bataille

pour côtoyer la faim, le froid, la peur, la vermine, la mitraille,

tu as été ce que l'on nomme un de ces « poilus » un « fantassin »

un gars de 20 ans au Chemin des Dames à Verdun.

 

Tu l'auras Grand Père ta médaille, je t'en fais promesse

« Ils » n'ont pas su te la donner et pourtant

toi tu as fait le sacrifice de quatre ans de ta jeunesse

passés dans des bourbiers de boue, de larmes et de sang.

 

fin

Texte de Marina. N'oubliez pas votre commentaire. Merci. (fait ce jour)